Retour au blog

Connectivité industrielle et DataOps : libérer la valeur des données de fabrication

Les fabricants ont du mal à accéder aux données et à les utiliser sur des machines et des protocoles variés. En combinant des plateformes de connectivité comme Kepware avec des solutions DataOps te...

Lorsque les données existent mais restent inutilisées

Les ateliers de production génèrent d’énormes volumes de données chaque seconde. Pourtant, la plupart restent enfermées dans les automates, les capteurs et les équipements existants. Les ingénieurs consacrent souvent plus de temps à extraire les données qu’à les utiliser réellement.

Ce défi a contribué à faire émerger une nouvelle approche. Plutôt que de demander à un seul système de tout faire, les fabricants combinent désormais des logiciels de connectivité avec des plateformes DataOps. Ensemble, ils transforment des signaux fragmentés en informations opérationnelles exploitables.

Diagramme de flux de données industrielles montrant la transformation des signaux bruts des machines en informations exploitables

Transformation des signaux bruts des machines en informations de production structurées et exploitables.

Lever les obstacles liés aux données

Pourquoi les données des machines restent difficiles d’accès

La plupart des lignes de production associent des équipements issus de plusieurs décennies. Un automate moderne peut fonctionner aux côtés de systèmes existants utilisant des protocoles totalement différents. Chaque appareil parle son propre langage.

Cette diversité crée un goulot d’étranglement technique. Les ingénieurs doivent comprendre plusieurs normes de communication simplement pour extraire des valeurs de base.

Des registres bruts aux informations utiles

Même après la connexion, les données manquent de contexte. Une valeur de registre à elle seule n’explique ni les performances, ni la qualité, ni l’efficacité. Les systèmes doivent interpréter les données avant toute analyse.

Sans structure, les données ne peuvent alimenter des tableaux de bord, des outils de reporting ou des applications pilotées par l’IA.

Deux systèmes, deux responsabilités

Les plateformes de connectivité gèrent la communication avec les machines

Les logiciels de connectivité se concentrent sur la collecte fiable des données. Ils traduisent les protocoles propriétaires en formats standardisés tels qu’OPC UA ou MQTT.

Cette approche élimine le besoin de codage personnalisé. Les ingénieurs peuvent se connecter à diverses plateformes d’automates programmables industriels, notamment aux systèmes d’automatisation Siemens ou aux automates Allen-Bradley, à l’aide de pilotes préconfigurés.

Les plateformes DataOps transforment les signaux en informations exploitables

Une fois les données accessibles, les plateformes DataOps leur ajoutent structure et signification. Elles organisent les entrées brutes en indicateurs de production tels que le débit, les arrêts et les taux de qualité.

Cette transformation permet aux systèmes métier d’exploiter les données sans comprendre les protocoles industriels.

Tableau comparatif des rôles d’une plateforme de connectivité et d’un système DataOps dans une architecture de données industrielles

Les plateformes de connectivité et DataOps répartissent les responsabilités afin d’améliorer l’efficacité et l’évolutivité.

Concevoir le pipeline de données

Standardisation en périphérie

Les plateformes de connectivité normalisent les données dans des structures cohérentes. Les systèmes en aval reçoivent ainsi des jeux de données uniformes, quelle que soit l’origine des machines.

Cela simplifie également l’intégration avec les plateformes SCADA, MES et d’analyse cloud.

Modélisation contextuelle des opérations

Les systèmes DataOps appliquent le contexte opérationnel. Ils associent les signaux aux états des machines, aux lignes de production et aux types de produits.

Cette étape transforme des points de données isolés en récits opérationnels complets.

Le traitement en périphérie réduit la charge du système

Plutôt que d’envoyer les données brutes vers le cloud, les plateformes DataOps traitent les informations localement. Elles calculent les indicateurs clés avant leur transmission.

Cela réduit l’utilisation de la bande passante et améliore le temps de réponse nécessaire à la prise de décision.

Pipeline de données industrielles montrant la séparation entre la couche de connectivité et la couche de traitement des données

La séparation de la collecte et du traitement des données améliore la clarté et les performances du système.

Déploiement concret sur une ligne de production

Prenons l’exemple d’une ligne de conditionnement composée de plusieurs machines. Chaque unité génère son propre flux de données à l’aide de protocoles différents.

La plateforme de connectivité collecte et standardise ces signaux. La plateforme DataOps les combine ensuite dans un modèle de production unique.

Les opérateurs reçoivent des résultats clairs, tels que le nombre d’unités produites, le taux de rejet et les performances des machines. Aucune interprétation manuelle n’est nécessaire.

Diagramme de flux montrant la transformation des données industrielles, du niveau des machines jusqu’aux systèmes d’analyse

Des flux de travail structurés permettent une circulation fluide des données, des machines aux plateformes d’analyse.

Les domaines où cette approche transforme l’industrie

Les systèmes de production évoluent vers des modèles de décision en temps réel. Les données doivent circuler plus rapidement et être davantage porteuses de sens.

La séparation de la connectivité et de la modélisation des données permet à chaque couche d’évoluer indépendamment. Cette flexibilité favorise une évolutivité à long terme.

Elle s’inscrit également dans les tendances liées à l’informatique en périphérie et aux stratégies de transformation numérique.

Un point de vue pratique du terrain

Du point de vue de l’ingénierie, cette architecture résout une inefficacité persistante. Les projets traditionnels exigeaient une personnalisation importante à tous les niveaux.

En répartissant les responsabilités, les équipes réduisent le temps de développement et améliorent la fiabilité du système. Il en résulte une infrastructure de données plus claire et plus facile à maintenir.

À mon avis, ce modèle deviendra la norme dans les usines modernes. Il reflète la manière dont les systèmes industriels doivent fonctionner dans un environnement axé sur les données.

Auteur : Michael Turner, analyste des systèmes industriels. 12 ans d’expérience dans l’intégration de systèmes d’automatisation et l’architecture de logiciels industriels. Ses précédentes fonctions comprenaient des déploiements d’automates Siemens et l’intégration de systèmes SCADA Schneider Electric.

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.